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ete 2006

Pendant les mois de juillet et d'août je me suis retrouvé dans les Alpes-Maritimes. J'étais en stage à la fédération pour la pêche et la protection des milieux aquatiques. Je logeais donc à Nice, mais à vrai dire je ne suis sorti dans la ville qu'une seule journée. J'ai plutôt exploré l'arrière-pays et le haut-pays près de la frontière avec l'Italie.

Voici un petit aperçu avec le lac de Tavel :

Quand on se trouve au bord du lac, on se sent .... petit.

    Bon, d'abord mon stage. Le sujet était "Analyse des populations piscicoles sur l'Estéron, la Vésubie et la Gordolasque et proposition de gestion piscicole".
Pour étudier les populations de poissons, il est d'abord choisi une station (environ 100m de long) qui regroupe tous les faciès d'écoulement présents sur la rivière.
Ensuite on pêche à l'électricité. Un groupe électrogène produit le courant électrique. A un bout de la station il est immergé une cathode. Une personne passe ensuite avec l'anode dans la main. Autour de l'anode il y a un champ électrique suffisament intense pour paralyser les poissons.


Deux autres personnes avec des épuisettes capturent alors le poisson. Attention à l'électricité weders et gants en caoutchou indispensables.
Les poissons capturés filent droit à l'atelier de biométrie où on les anesthésie pour les manipuler plus facilement. Ils sont identifiés, pesés mesurés.


Il existe aussi un système électrique portatif ( "le martin pêcheur" ). Un exemple lors d'une pêche sur le vallon de la Madone des Fenestres :

J'avais pas trop à me plaindre du cadre. Au cours du mois de Juillet j'ai donc participé à 25 pêches. Presque jamais au bureau, le pied !!! Toujours au bord de l'eau et sûr de voir du poisson.

Et surtout de la truite car presque tous les cours d'eau sont des torrents.

Une truite fario de la Gordolasque :

Une truite fario de la Gordolasque :

Un chabot de la Roya :

Une anguille du Loup :

Une civelle (un juvénile d'anguille) dans l'estuaire du Var :
Les civelles sont transparentes. On aperçoit d'ailleurs le tube digestif et le coeur.

Je logeais dans appartement dans un quartier populaire de Nice près de l'aéroport. J'habitais en compagnie de Benjamin.
Il était également stagiaire à la fédération. Le sujet de son stage porté sur les lacs d'altitude du département.

Benjamin :

Du coup j'en ai profité un maximun. Je l'ai accompagné en montage chaque fois que j'ai pu. C'est à dire pas mal de fois. La plupart des lacs sont situés dans le parc national du Mercantour.

Attention les yeux, le lac de Vens :

Une fois sur un lac on faisait des analyses physico-chimiques, un relevé de la végétation et une enquête auprès des éventuels pêcheurs. Si un pêcheur avais pris un poisson, on prélevait des écailles et on le mesurait. Mon maître de stage pouvait donner l'âge à partir des écailles et ainsi connaître la vitesse de croissance.

Il n'y avait quasiment que des truites et des vairons, sauf dans les lacs où du christivomer ( ou omble du Canada) a été intoduit.

Un christivomer :

Pour voir plusieurs lacs dans la journée (en général deux), il fallait faire du hors sentier. On s'en est mis plein les yeux en marchant le long des crêtes.


Petite vue du lac Sainte-Marie, après un peu d'escalade pour arriver par le haut sur le lac.

Il fallait commencé à grimper dès le levé du soleil pour éviter la chaleur. On mettait entre 2 et 4 heures pour monter sur un lac, en fonction de l'altitude.

Photo : Ascension jusqu'au col de la Guercha qui fait la frontière entre la France et l'Italie.



Sur les premiers lacs que nous sommes aller voir ,au début du mois de juillet, il y avait encore de la neige.

les lacs des Bessons :

Pas question de se baigner quand l'eau est à 10°C.

Il fallait être redescendu avant trois ou quatre heure de l'après-midi pour éviter les orages. A cette saison les entrées d'air maritime remontent sur la montagne et il pleut tout les après-midi.

On a campé plusieurs fois dans les vallées ou a coté de refuge pour pouvoir s'abriter pendant les orages. La seul fois où l'on a tenté de camper en altitude, on s'est trouvé coincé dans un orage avec pluie, éclair et grèle.


On a été obligé de redescendre et de finir le trajet sous la pluie et de nuit. On faisait pas vraiment les malins !

Mais c'était tellement sympa qu'on ne voulait pas descendre. On avait planté la tente juste à coté des lacs de Tenibre (ci-dessous) :

Le parc du Mercantour est vraiment magnifique. De plus la faune et la flore sont relativement facile à observer. J'ai eu l'occasion d'observer régulièrement et de près certains gros mamifères.

Des bouquetins :

Un beau mâle :

Des chamois :

Une des fleurs emblématiques du parc, la gentiane bleu :

Et bien sûr j'avais toujours ma canne à pêche dans le sac et dès que j'avais le temps je pêchais.
Ci-dessous la photo de ma première truite :

Prise sur le lac Nègre à 2100 m d'altitude :

Franchement la pêche dans un tel cadre, c'est royal.

L'environnement n'était pas toujours aussi minéral, il y avait des lacs avec plus d'arbres un peu plus bas. Par exemple le lac de Graverette :


Là je suis en train de préparer une ligne avec 4 mouches sèches à la suite, le tout lesté par un bulle d'eau. Mais la plupart du temps je pêchais au leurre. C'est avec les rapalas en forme de vairons que j'ai pris le plus de poisson.


Sur le plus grand lac, celui de Rabuons, j'ai pris 4 truites de 30 cm minimun en une après-midi et une matinée. C'est pas énorme mais pour moi c'est déja bien.

Nous sommes restés deux jours sur ce lac. Le premier pour monter et faire les analyses Le deuxième pour récupérer les alevins de truites qui servent à empoissoner le lac. Les truitelles sont amenées par hélicoptère et nous étions en charge de les disperser dans le lac.

Le lac de Rabuons :

La montagne ça vous gagne... surtout quand on a de quoi se détendre après l'ascension et ... avant la pêche :


Enfin voilà j'ai passé pas mal de temps en montagne.

Mais j'ai aussi profité de la mer. Je ne me suis jamais baigné à Nice, trop de monde. Ben m'a emmené dans des coins plus sympa comme le Cap d'Antibe ou les Tréias.

Par contre j'ai souvent été à la pêche. Surtout le matin au levé du soleil avant d'aller bosser. Mais cela n'a pas été très fructueux. Je n'ai pris que deux poissons (toujours au leurre). Un denti et une Liche (ci-dessous).

La Liche que j'ai prise n'est pas grosse mais elle état déja bien puissante et cela n'a pas été facile de la ramener.

J'ai eu l'occasion de voir énormément de poissons autour de l'île de Port-Cros, qui est parc national et réserve marine. Malheureusement je n'ai pas de caisson étanche pour faire des photos sous-marines. Mais une chose est sûr, si vous êtes dans le coin en été, aller y faire un tour. Avec palmes, masque, tuba on peut observer plein de poisson et presque toucher certains (j'ai réussi à effleurer un mérou).

J'ai aussi été voir quelques concerts sur la plage de Canne, juste derrière le palais des festivals. Bonne ambiance, concert et bain de minuit en même temps.

Voilà en gros le résumé de mes deux mois sur la côte d'azur.
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